Description
C’est au travers d’un double CD que Musique en Wallonie met à l’honneur la compositrice belge Lucie Vellère. En 1957, lorsque le jury, exclusivement masculin, de l’International composition contest for women composers, initié par Grace Spofford et la section américaine du Conseil international de femmes, octroient son premier prix à Lucie Vellère, la compositrice se retrouve, pour la première fois, sous le feu des projecteurs. Elle qui a toujours cultivé la discrétion suscite la curiosité. Dans un chemin de composition long de cinquante années, Vellère a maintenu un art de la courbe mélodique que l’on pourrait rapprocher de la ligne art nouveau qui a marqué de son empreinte maints compositeurs, et certainement le premier Debussy, dans ses Arabesques. Si Franck et Fauré sont souvent cités comme ses sources esthétiques, le Debussy de maturité n’apparaît que par le filtre de Jongen. Nombre des référents de l’impressionnisme pictural, poétique et musical ont été adoptés par la compositrice, qu’il s’agisse des éléments – eau, terre, air et feu – de paysages, d’heures et de saisons crépuscule, clair de lune, automne –, de suggestions d’ailleurs, temporel ou spatial – passé indéterminé, Antiquité ou Orient. Vellère a également recherché une sobriété héritée du classicisme dans les articulations du discours comme dans le sens des proportions justes. Le présent enregistrement met en avant des compositions éclectiques de la compositrice, mêlant œuvre pour chant et piano, quatuor et octuors à cordes, chœur de femmes ou encore musique pour piano, un panorama de ses compositions qui donnera plusieurs facettes de sa personnalité.
- Trois ballades : Harmonie lunaire
- Trois ballades : La ronde
- Trois ballades : La mort des voiles
- Faune
- Vous m’avez dit, tel soir
- Ô blanche fleur des airs
- Égarement
- Toi et moi : Dualisme
- Toi et moi : Méditation
- Toi et moi : Expansion
- Toi et moi : Post-scriptum
- Toi et moi : Inquiétude
- Toi et moi : Défaite
- Trois petits poèmes : Verger
- Trois petits poèmes : Désespoir
- Trois petits poèmes : Le temps fuit
- Vieille chanson du Xe siècle
- Berceuse
- Quatrième quatuor à cordes : Animé
- Quatrième quatuor à cordes : Lamento
- Quatrième quatuor à cordes : Vif
- Air de Syrinx
- Petites histoires : Simone, allons au verger
- Petites histoires : La neige tombe
- Petites histoires : Cavalier à la fontaine
- Petites histoires : Dame souris
- Petites histoires : Petite fée
- Petites histoires : Odelette
- Chansons enfantines : Les soldats du roi
- Chansons enfantines : L'éléphant
- Chansons enfantines : On ne danse plus en rond
- Chansons enfantines : L'orphelin
- Chansons enfantines : Comme ça
- Trois tanagra : Danseuse
- Trois tangara : La porteuse d'offrandes
- Trois tangara : Bacchante
- Promenade au bord du lac : L'heure tranquille
- Promenade au bord du lac : Pétales sur la cendre
- Promenade au bord du lac : L'eau profonde
- Promenade au bord du lac : Danse au clair de lune
- Promenade au bord du lac : La maison abandonnée
- Promenade au bord du lac : L'île en feu
- Préludes pour la jeunesse : Bucolique
- Préludes pour la jeunesse : Ombres chinoises
- Préludes pour la jeunesse : À tire d'ailes
- Préludes pour la jeunesse : Nostalgie
- Préludes pour la jeunesse : Masques
- Préludes pour la jeunesse : L'histoire inachevée
- Préludes pour la jeunesse : Les routiers
- Préludes pour la jeunesse : Voici l'automne
- Préludes pour la jeunesse : Danse villageoise
- Préludes pour la jeunesse : Parfums d'Orient
- Préludes pour la jeunesse : Enfantine
- Préludes pour la jeunesse : La caverne mystérieuse
- Feuillets épars : Rêverie au crépuscule
- Feuillets épars : Glissent les nuages
- Feuillets épars : La terre s'est endormie






Dirk Schauß – Onlinemerker.com –
« Was bleibt: Eine Aufnahme, die nicht einfach ein Repertoire aufpoliert, sondern einer Komponistin einen Platz zurückgibt, der ihr längst zusteht. Die Mitwirkenden arbeiten geschlossen, mit Leidenschaft und ohne Eitelkeit. Die Sängerin bleibt in jeder Phrase kultiviert, der Chor fein ausbalanciert, die Pianisten stilsicher und souverän, und die Streichquartette zeigen beste kammermusikalische Homogenität.
Zugängliche Musik, farbig, elegant, mit klarem Kopf und warmem Herzen. Und endlich wieder hörbar. »
Pierre Solot – Ça vient de sortir –
« Une découverte réjouissante que cette musique de la concision et de l’équilibre, héritée des mondes musicaux de Debussy ou Reynaldo Hahn. L’évidence désarmante de cette musique est ici servie par un casting superlatif qui, soutenu par un livret de haut vol, donne une référence forte à cette compositrice oubliée. »
L’Echo –
« Double coup de cœur pour Coline Dutilleul, mezzo-soprano belge au timbre vif-argent et à l’éloquence rare, qui publie deux albums la même semaine. Avec Musique en Wallonie, elle prête sa voix aux courbes raffinées de la compositrice belge Lucie Vellère, émule de Debussy injustement tombée dans l’oubli, dans un double CD aux effectifs éclectiques. Un panorama impressionniste où la clarté du texte rejoint la profondeur de la pensée. »
Jean-Marc Petit – ResMusica –
« Le label Musique en Wallonie nous propose la découverte de Lucie Vellère (1896-1966), compositrice belge aussi discrète que sa musique sait être émouvante, aux harmonies subtiles. (…) « La musique vient quand elle veut… » expliquait Lucie Vellère. C’est cette modestie et cette discrétion qui ressort de sa musique de chambre vocale, instrumentale et de piano enregistrée sur ce double album. Une discrétion qui ne veut pas dire insignifiance. Les mélodies pour chant et piano révèlent une personnalité inquiète et solitaire, que ce soit dans les Trois ballades de 1918 sur des textes de Paul Fort, ou l’ironie acerbe du recueil Toi et moi (1921) sur des textes de Paul Géraldy. »
Bertrand Ferrier –
« Une Coline Dutilleul très expressive, une Justine Eckhaut dotée de la souplesse et de l’adaptabilité indispensables à l’accompagnement, et une compositrice inspirée par le double défi impossible qui consiste à « s’aimer tout à fait bien » et à parvenir à l’exprimer. »
Jazz Messengers –
« The music here explores elemental and impressionist imagery — water, air, light, and memory — through intimate songs for voice and piano, expressive quartets for strings, and luminous choral and solo piano works. Each piece reflects her gift for melodic purity, harmonic restraint, and emotional subtlety. Featuring Coline Dutilleul, Justine Eckhaut, Philippe Riga, Thérèse Malengreau, the Sonoro Quartet, Viride Kwartet, and the Chœur de Chambre de Namur under Thibaut Lenaerts, this recording reveals multiple facets of Vellère’s artistry — from intimate lyricism to serene spiritual reflection — and firmly restores her place in the canon of Belgian composers. »